mardi 31 mai 2016

LA CLUSE ET MIJOUX

C'est dans un site tourmenté mais célèbre du jura, que l'on découvre cette commune de 1240 habitants. Elle est placée sur une des rares voies de passage transversales en direction de la Suisse.
LA CLUSE ET MIJOUXLA CLUSE ET MIJOUX                    






Dans cet endroit calme de Franche-Comté, dans le département du Doubs, sur cette petite commune annonçant l'arrivée sur Pontarlier se dresse deux gardiens redoutables.

LA CLUSE ET MIJOUX
LA CLUSE ET MIJOUX             








Le fort de Joux et le fort Larmont, dès l'antiquité, il existait un péage dans la Cluse et un guet en bois sur le plateau de la rochette. Dans la guerre des Gaules, César parle d'une montagne haute défendue par cinquante hommes qui permettait d'entrer dans les séquanes. C'est en 1039 que le château est désigné pour la première fois sous le nom de Miroaltum, en 1227 Henry de Joux parle du château de Joux également nommé Miroaz. Les sires de Joux étaient très riche car sur l'une des deux seules routes carrossables entre le comté de Bourgogne et la Suisse, seuls les personnes dépendants de l'abbaye de Montbenoît, de Pontarlier et des fiefs de Joux étaient exempt de péage. Le site est très riche en histoire, voir sur wikipédia le fort de Joux. 
A la fin du règne de Louis XV jusqu'à la chute de Napoléon en 1815, le fort servit de prison d'état, Mirabeau y fut incarcéré en mai 1775 dans la tour qui porte son nom, Toussaint Louverture qui fit l'erreur de faire une constitution à Haïti et qui fut l'initiateur de l'abolition de l'esclavage, y fut enfermé en secret en 1802, il y mourut par manque de soin en aout 1803.

LA CLUSE ET MIJOUX
LA CLUSE ET MIJOUX                    
LA CLUSE ET MIJOUX                        


LA CLUSE ET MIJOUX
LA CLUSE ET MIJOUX

LA CLUSE ET MIJOUX
LA CLUSE ET MIJOUX                
























Le fort de Larmont inférieur ou fort Malher est un fortin construit au XIXe siècle, sa mission était de protéger le fort de Joux, renforcer la défense du passage de la Cluse et d'appuyer les actions des troupes sur le sommet du Larmont. Sa construction a commencé en 1845 et se termine en 1851, en 1877, 3 tonnes d'explosifs, saisis par les douanes, explosent et détruisent entièrement les batiments, le fortin est reconstruit entre 1882 et 1884, il prend le nom de fort Malher en 1886 et en 1968 il est inscrit au titre des monuments historiques.

LA CLUSE ET MIJOUX
LA CLUSE ET MIJOUX                     

LA CLUSE ET MIJOUX























La chapelle Saint-Léger viendra clore la visite, après une belle journée passée dans ce village vous pourrez continuer à découvrir la région en vous dirigeant vers Pontarlier et le sommet du grand-taureau qui culmine à 1323 mètres et entrez dans les fruitières que vous rencontrerez pour déguster un comté comme jamais vous n'avez mangé.

mardi 24 mai 2016

MÉRU

Ville située dans le pays de Thelle, à 50 kilomètres au nord de Paris, nous sommes en région Picarde, département de l'Oise et nous allons découvrir ensemble la ville de Méru.
La rivière Lesches prend sa source à Méru, elle est alimentée par le ru de Méru.

Lesches à Méru

Forêt de Thelle








Forêt de Thelle







Sentier en pays de Thelle








Cliquez sur les photos pour les agrandir.

On a trouvé sur le territoire de la commune, des pointes de silex préhistoriques. L'origine du nom de Méru se perd dans les méandres de l'histoire, mais semble remonter à l'âge celtique. L'origine du nom de Méru vient de son cours d'eau, lors de grosses précipitations de pluie, son ru débordait et inondait les bas quartiers. Le ru était donc un mauvais ru, un mé-ru. 

Panorama Méru vers 1900
Mairie de Méru









Après la conquête de Jules César, la région fait partie de la province de Belgique dont Metz était la métropole. Après la mort de Clovis, la région de Méru entre dans le royaume de Paris.
Époques moderne et contemporaine, Méru est le centre d'un important bassin industriel qui s'est développé à partir du XVIIè siècle avec l'introduction progressive d'un artisanat tabletier importé de Paris. Au XIXè siècle, cette activité s'industrialise et la production s'intensifie. La profession s'organise et différentes spécialisations émergent, Confections de boutons, de dominos, d'éventails, etc. Le travail de la nacre prend de l'importance. Rapidement la ville de Méru gagne le titre de Capitale mondiale de la Nacre. Les débouchés sont nombreux, la clientèle internationale, la qualité du travail est appréciée dans le monde. L'ouverture de la gare en 1875 facilite ce commerce.

Intérieur de la gare vers 1900
gare voie montante vers 1900








À la fin du XIXè siècle, la tabletterie subit une récession économique qui amorce son déclin, toutefois l'industrie du bouton connaitra encore quelques décennies glorieuses avant de disparaitre presque complétement du pays de Thelle.
Les reconversions dans la bijouterie ou les matières plastiques n'ont pas suffit à sauver cette industrie autrefois florissante présentée aujourd'hui au musée de la nacre et de la tabletterie, ou l'on peut découvrir, outre les collections d'objets, de véritables ateliers reconstitués à l'identique. De nouvelles industries ont pris le relais dans la zone industrielle ouverte au sud de Méru dans les années 1950.

Musée du nacre et de la tabletterie

Machine à vapeur
Gare de Méru aujourd'hui









De nos jours la commune abrite une fonderie appartenant au groupe Norinco et une usine du groupe Faurecia.
Parmi les lieux et les monuments nous pouvons citer, l'église Saint-Lucien, datant du XIIè siècle, reconstruite au XVIè siècle. L'église de la Vierge à Lardières, du XIIIè siècle. La tour des Conti, seul vestige du château de Méru incendié en 1751. Et le musée de la nacre et de la tabletterie.

Église Saint-Lucien XIIè siècle
Église Saint-Julien vue arrière













Tour Conti, vestige du château




Église de la Vierge XIIIè siècle




mercredi 18 mai 2016

BAUGÉ-EN-ANJOU

Baugé-en-Anjou, commune située dans le département du Maine-et-Loire en région Pays de la Loire. Cette commune est née le 1er janvier 2013 du regroupement des cinq anciennes communes de Baugé, Montpollin, Pontigné, Saint-Martin-d'Arcé et Le Vieil-Baugé qui sont devenue des communes déléguées, le chef lieu étant fixé à Baugé.
La commune de Baugé se situe en territoire rural qui est traversé par la rivière du Couasnon et la rivière l'Altrée.

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Le Vieil-Baugé, vue générale
Baugé rue Victor Hugo








Un site mégalithique est présent sur la commune, attestant des premières occupations humaines. Il s'agit du dolmen de La Pierre-Couverte, il a été également découvert des haches en pierre polie et trois menhir dont deux sont détruits.

Dolmen de La Pierre-Couverte
Sous le dolmen









Le centre primitif se situait au Vieil-Baugé, au Moyen Âge, sous les rois Carolingiens, le Vieil-Baugé Commandait une des juridiction administrative de l'Anjou. Jusqu'au XIè siècle, Baugé se confond avec le Vieil-Baugé, riche alors de deux églises avec prieuré. C'est à cette époque que le Comte d'Anjou déplace le centre de la juridiction sur un emplacement qui domine le val du Couesnon, et crée une motte féodale avec château-fort et église, autour desquels se constitua une nouvelle ville, la ville de Baugé (1015-1025).
Le fief de Baugé passa entre d'illustres mains, Richard Cœur de Lion, Jean sans Terre, Philippe Auguste, Marguerite de Provence, Louis XI, etc.
La guerre de cent ans n'épargne pas la région, en 1421, une armée Française, principalement composée d'alliés écossais, remporte la bataille de Baugé contre une armée anglaise.

Plaque commémorative 
Pierre de la bataille de Baugé

















De la motte féodale il ne reste rien, le roi René le fit reconstruire en 1451. Beaucoup plus tard le château du roi René devint l'hôtel de ville de Baugé.
La ville de Baugé traverse ainsi l'histoire avec des fortunes diverses, après la création de la commune nouvelle en 2013, un nouveau projet de fusion se dessine. Le 29 avril 2015 le conseil communautaire se prononce en faveur du projet de commune nouvelle constituée de quinze communes déléguées: Baugé, Montpollin,  Pontigné, Saint-Martin-d'Arcé, le Vieil-Baugé, Clefs et Vaulandry, Clefs-Val d'Anjou, Bocé, Chartrené, Cheviré-le-Rouge, Cuon, Échemiré, Fougeré, Le Guédeniau et Saint-Quentin-lès-Beaurepaire. La création de la commune nouvelle de Baugé-en-Anjou et effective au 1er janvier 2016.
La commune de Baugé compte plus de 140 monuments inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel, dont 11 monuments historiques, un site protégé et une zone de protection du patrimoine urbain.

Château de Baugé, XVè siècle
Couvent des bénédictines, XIIè siècle









Église St-Pierre et St-Laurent XVIè
Hôtel les Cèdres XIXè









Hôtel Mabille-Duchêne XVIè


Hôtel Dieu XVIIè









Hôtel Maillard XVIè
Hôtel Particulier XVIIè









Palais de justice XIXè
Fontaine du roi René








Le centre ville de Baugé possède plus de 100 hôtels particuliers et maisons des XVè, XVIè, XVIIè, XVIIIè et XIXè siècles. Le Grenier à sel du XVIIè siècle, le moulin du roi XVè et XVIè siècle, au lieu dit Grésillon, se trouve le château de Grésillon qui héberge la maison culturelle de l'espéranto.

Château de Grésillon
Baugé Hôtel de Ville









Monuments historiques sur Montpollin:

Montpollin
Église Saint-Eutrope








Monuments historiques de Pontigné:

Rue des Mégalithes
Clocher église St-Denis XIè et XIIIè siècle








Lavoir








Dolmen de Pierre Couverte
Mairie de Pontigné









Monuments historiques de Saint-Martin-d'Arcé:
La commune de Saint-Martin-d'Arcé comporte plusieurs inscriptions à l'inventaire du patrimoine, dont un monument historique, le château de Sancé des XVIè, XVIIè et XVIIIè siècles, l'église paroissiale Saint-Martin des XIIè et XIXè siècles, plusieurs maisons et fermes des XVIIè, XVIIIè et XIXè siècles, plusieurs moulins des XVIIè et XIXè siècles et le site mégalithique Pierre Frite.

Entrée de Saint-Martin-d'Arcé
Château de Sancé








Monuments historiques de Vieil-Baugé:
La commune compte trois monuments historiques et plusieurs monuments inscrits au patrimoine. Nous trouvons, le château de Montivert du XIXè siècle, l'église romane Saint-Symphorien des XIè et XVIè siècles, le logis de Clairefontaine des XIIè et XIVè siècles.

Château de Montivert
Église Saint-Symphorien









Manoir de Clairefontaine









Manoir de Clairefontaine
Vieil Baugé, Mairie









Il reste dans les dix autres communes déléguées des sites historiques à découvrir

Bocé, église Saint-Martin-de-Vertou XIè
Château de Chartené, XVè siècle